L'environnement n'est pas un problème qui pour le moment hante particulièrement les partis politiques.
D'où le projet, et sans doute, la menace de Nicolas Hulot d'être candidat à l'élection présidentielle. Evidemment cela fait peur aux écologistes qui craignent de perdre des voix dont ils ne sont pas tellement riches et qui ont souvent abandonné la lutte ecologiste pour devenir un petit parti politique qui a des idées sur tout mais peu d'efficacité.
Madame Royal vient de commetre un article dans le Monde à ce sujet et certaines de ses propositions, si elles ne sont pas nouvelles, constitue dans doute une réponse à Nicolas Hulot et font partie de sa précampagne.
Mais les idées qu'elle exprime souffre d'une tare majeure. Elle raisonne en Franco-française. Or l'environnement est un problème mondial, global et qui en peut-être résolu que mondialement et au moins à l'échelle européenne. En ce sens, le protocole de Kyoto représentait un progrès certain. A condition que ses recommandations soient mises en oeuvre , ce quin 'est pas le cas dans la plupart des pays.
Les problèmes posés aux citoyens sont apparus bien théoriques pendant longtemps. Puis rappeler que le Club de Rome, dont j'ai été le Secrétaire Général pendant bien des années, a été le premier à lancer un véritable cri d'alarme.
Dans son premier Rapport The Limits to Growth, publié en 1972, a souligné que l'un des éléments majeurs de la problématique mondiale était la menace qui pesait sur l'environnement, "due à la main de l'homme".
Cet appel a été entendu, mais n'a donner lieu à aucune décision importante.
Nous avons renouvelé cet appel lors du livre "The First Global Revolution" écrit en collaboration avec Alexander King, en insistant sur les changements climatiques et les conséquences sur la planète, la production agricole et ses habitants.. L'effet n'a pas été beaucoup plus efficace.
Aujourd'hui, la pollution de l'air et des océans touchent plus directement les êtres humains, car c'est leur santé qui est mis en cause. La canicule commence à poser des questions.
Et les problèmes les plus graves viennent des Etats Unis, de la Chine et de l'Inde, en attendant l'industrialisation des autres pays émergents.
Cela ne remet certes pas en cause la nécessité d'une politique française exigeante en matière d'environnement. Mais ce n'est pas en réintroduisant les ours dans les Pyrénées ou en fauchant des champs de maïs trangénique qu'on modifiera les catastrophes qui sont là.
La diplomatie française a un rôle important à jouer pour que l'effort devienne mondial. Pour le moment, on ne voit rien venir.
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